Merci au magazine Le Point et à Déborah Dupont-Daguet de la Librairie Gourmande pour avoir sélectionné et présenté « Le petit traité de l'art de couper de fromage » dans le dossier Spécial gastronomie -Passion fromage !
Les marchés.RéussirRédigé le Vendredi 1 décembre 2017
Les marchés.Réussir
Auteur des Petit traité de la boulette, des pâtes et aussi des pommes de terre, Pierre-Brice Lebrun récidive avec le Petit traité du camembert.
Dans ce court livre, l'auteur mêle enquête sur les origines du fromage normand et recettes fromagères.
Il narre ses recherches et démonte la thèse de Marie Harel qui aurait inventé ce fromage grâce à l'aide d'un prêtre réfractaire venu de Meaux. Si l'ancêtre n'est pas le brie de Meaux, dont il propose quelques recettes au passage, est-ce l'explorateur, un fromage français mais plus connu en Belgique ?
Ou faut-il en revenir à «l'angelot, l'ancêtre probable de tous les fromages normands » (neufchâtel, livarot et pont-l'évêque)? Archives diocésaines, recueils paroissiaux, l'enquête est argumentée et les mythes démontés un par un avec truculence.
Et la boîte? Qui l'a inventée? Mystère!
Terres de Cognac (novembre-décembre 2017)Rédigé le Mercredi 1 novembre 2017
Terres de Cognac (novembre-décembre 2017)
Pierre-Brice Lebrun est professeur de droit, installé en Nouvelle-Aquitaine à Mont-de-Marsan, mais c’est aussi un écrivain, auteur d’une cinquantaine d’ouvrages… des livres de droit et des manuels juridiques bien sûr, mais pas seulement ! Voyageur et gourmand passionné, il a aussi publié des guides touristiques et des ouvrages
sur la gastronomie.
Dans la collection des « petits traités de… » des éditions Le Sureau, Pierre-Brice a commis celui de la boulette, des pâtes (qui a fait l’objet d’une conférence très appréciée à l’Université Populaire de Ruelle), du pois chiche, de la pomme de terre et des frites…
Les ouvrages gourmands de Pierre-Brice Lebrun racontent l’histoire du produit, mais aussi des anecdotes qui le caractérisent au fil des époques. On y trouve une mine d’informations, partagées dans un style détendu et non dépourvu d’humour, accompagnées de recettes…
Si tu aimes lire l’Ecriture Sainte, l’écouter dans ce qu’elle a à nous révéler, et si tu aimes la logique, l’épistémologie, alors ce livre est fait pour toi. Il est sous-titré « Commentaires à propos des trois premiers chapitres de la Genèse ». Mais plus qu’un commentaire biblique, le livre propose une lecture, une écoute qui part du texte pour ce qu’il nous dit de lui-même : il est Révélation.
Autrement dit, le texte de la Genèse prétend apporter à l’homme une information qui ne lui est nullement accessible par ses propres moyens : ni par ceux de l’expérience et de la science, fut-elle des plus avancées ; ni même par l’imagination. Le texte de Bereshit ici parcouru dans ses trois premiers chapitres n’est donc pas un énième récit mythique des origines du monde, version archaïque de la théorie scientifique, ni une thèse métaphysique, il est révélation de ce qu’est l’acte divin de créer, et de créer par la parole.
" HISTOIRE DE L'ÉCRITURE TYPOGRAPHIQUE " Quelle histoire !
Dans son numéro 70, "Graphê" a présenté les tomes V et VI de l' « Histoire de l'écriture typographique » de l'Atelier Perrousseaux. Retour sur cette collection dans une interview de Jacques André qui en a dirigé la moitié des ouvrages.
Graphê : Vous venez de terminer l'Histoire de l'écriture typographique. Quelle est sa propre histoire ? Jacques André : Yves Perrousseaux était un professionnel du livre imprimé et habitué des Rencontres de Lure. S'étonnant du manque de livres d'initiation à la typographie, il se lance, vers 1990, dans l'aventure de rédiger un Manuel de typographie élémentaire qui va être imprimé, grâce à Maurice Laugier, par Louis-Jean à Gap. Personne ne croyait à l'époque en un tel marché... Mais, grâce au charisme de son auteur, ça marche très bien (le livre en est à sa septième édition) et il fonde ainsi sa maison d'édition, l'Atelier Perrousseaux. Qui publie alors divers auteurs, souvent lursiens, tels que Blanchard, Mandel ou Frutiger. Autre vide auquel s'attaque alors Perrousseaux: il n'y a pas, en français, d'histoire récente de la typographie. C'est ainsi que parait en 2005 le premier volume de son Histoire de l'écriture typographique, de Gutenberg au XVIe siècle qui se distingue des histoires de l'imprimerie par la priorité donnée aux caractères. Mais Perrousseaux tombe malade, cède sa maison d'édition (David Rault en devient alors le directeur artistique) et publie les deux volumes du XVIIIe siècle, juste avant de décéder en mai 2001. Comme j'avais beaucoup aidé Yves Perrousseaux pour ce XVIIe siècle, les éditions Adverbum m'ont alors demandé de continuer son oeuvre. Ce que je ne pouvais faire qu'en collaboration. D'abord avec Christian Laucou pour le XIXe siècle (2014) puis avec toute une équipe pour ce XXe siècle qui vient de sortir en deux tomes.
Toute une équipe ?
Oui... Le XXe siècle est très riche et sa typographie peut être vue avec des approches très différentes. Quitte à sacrifier un peu l'unité du style, on a préféré ainsi jouer sur la diversité des auteurs - historiens, enseignants, graphistes ou techniciens - qui ont des approches spécifiques mais qui sont tous passionnés par la typo, ou plutôt par les typographies car, durant le siècle passé, la typographie est devenue plurielle.
Qu'entendez-vous par " typographie plurielles " ?
Depuis son invention, la typographie - l'écriture avec des types (sous-entendu en plomb) - a évolué lentement; mais depuis la fin du XIXe siècle, les caractères d'imprimerie sont sortis du livre pour entrer dans le monde naissant de la publicité puis des médias. On a souvent mentionné l'antagonisme « Caractères du labeur et ceux de la presse » ou celui « caractères dessinés/caractères gravés » ; mais il en existe bien d'autres, comme « caractères en plomb pour l'imprimerie/ caractères des écrans pour le grand-public du web », « caractères en noir/caractères en couleurs», « caractères professionnels (plomb)/caractères d'amateurs (infographie)», ou tout simplement « avec empattements/sans-serifs » voire «caractères construits (comme ceux du Bauhaus)/ caractères déconstruits (de Jeremy Tankard) ».Toutes ces forces antagonistes sont des atomes formant finalement cette molécule qu'est la typographie.
Vous opposez alors les aspects graphiques aux aspects techniques ?
Non, c'est plutôt le contraire. Nous pensons que ce sont deux aspects complémentaires. Que la technique a pu apporter, à un moment donné, des contraintes (ou au contraire de nouvelles possibilités) de réalisation ou de distribution; mais que, globalement, les grandes créations typo-graphiques sont indépendantes des outils. Toutefois - comme il serait difficile d'écrire l'histoire de l'écriture manuscrite sans parler des calames, plumes et autres pointes Bic - nous avons tenu à montrer l'évolution des techniques de fabrication et d'usage des caractères du XXe siècle, à savoir bien sûr les fondeuses, la photocomposition et l'informatique. Sans oublier des choses souvent ignorées, telles que les pochoirs ou surtout les lettres-transferts.
Au point d'en faire le fil conducteur ?
Effectivement, les deux tomes suivent cette évolution technique. Mais c'est aussi celle de la chronologie. Ce qui a posé quelques problèmes, par exemple, celui de devoir mettre dès le tome 1, qui s'arrêtait en principe à 1950, les créations typo des années 1950-1960 conçues initialement pour le plomb, afin de garder la proximité avec les autres caractères plomb. Un autre souci a été posé par de grands auteurs comme Frutiger ou Zapf : ils ont travaillé pour le plomb, la photocomposeuse puis le numérique. Il était alors difficile de trouver la place pour leur biographie complète. On avait pensé faire des encadrés qui auraient été répartis dans le livre, mais faute de place (il y a tant de créateurs...) nous y avons renoncé. Toutefois, aujourd'hui, ces biographies sont faciles à trouver sur le web... Nous avons ainsi préféré prendre du recul sur les hommes ou les anecdotes pour mieux montrer les caractères. Au passage, je signale qu'on a regroupé dessinateurs et fontes dans un double index.
Quid des illustrations?
Traditionnellement, la collection Perrousseaux attache une grande importance aux illustrations. Ici, il y en a des centaines dans chaque tome.
Nous avons essayé de couvrir au maximum les matières concernées tout en montrant des caractères typiques en évitant de prendre des images trop rabâchées. La difficulté bien sûr a été de montrer à des tailles raisonnables de petits caractères que nous préférons montrer dans des occurrences de leur époque plutôt que sous leur forme numérisée d'aujourd'hui. Une autre problématique est liée au fait que nombre d'oeuvres typographiques sont encore sous le couvert de droits de la propriété intellectuelle et que, parfois, certains héritiers ou associations de droits d'auteurs ont abusé du fait que le fair use n'existe pas pour les arts graphiques, même dans le cas d'ouvrages pédagogiques... Heureusement, certains organismes (comme l'École Estienne, le Musée de l'imprimerie et de la communication graphique à Lyon, la BNF, mais aussi la société Monotype, l'université de Reading, etc.) nous ont donné le droit de copier gratuitement (ou plus rarement à très bas prix) des extraits de leurs spécimens de caractères.
Des échos sur ce livre ?
La presse et les réseaux ont en général bien salué la sortie de ce livre. Mais, à mon avis, la meilleure reconnaissance de tout notre travail collectif est le Prix du meilleur livre de graphisme décerné aux deux tomes sur le XXe siècle par le Festival international du livre d'art et du film (FILAF) à Perpignan fin juin. Mais c'est aussi une reconnaissance de la typographie comme art, au même titre que la peinture, la photographie ou le cinéma.
Traces écrites NewsRédigé le Jeudi 12 octobre 2017
Traces écrites News
« Dans le contexte géopolitique actuel, il est important d’aller aux Jeux de PyeongChang, en Corée du Sud »
EDITION/DOUBS. Les événéments en Corée du Nord jettent un trouble sur les prochains Jeux Olympiques d'hiver qui se dérouleront début 2018 à PyeongChang en Corée du Sud.
Sportif de haut niveau, le bisontin Eric Monnin, docteur en sociologie et maître de conférence à l’Université de Franche-Comté, est devenu l’un des grands spécialistes des JO. Il vient de publier "Un siècle d'Olympisme en hiver"*. Rencontre.
• Pourquoi cette passion pour les JO d’hiver, vous qui étiez judoka ?
Eric Monnin : Lorsque Pierre de Coubertin a créé le CIO (Comité Olympique), le 23 juin 1894, dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, il fonde en même temps le programme des Jeux. Ce qui est incroyable, c’est qu’il y voit de l’alpinisme, du patinage de vitesse… des pratiques d’hiver. C’est ce qui m’a interpellé. Jusqu’en 1920, les villes organisent les deux, Jeux d’été et Jeux d’hiver. Mais en 1896, à Athènes, ce fut impossible, il faisait trop chaud en Grèce et il n’y a pas eu de Jeux d’hiver.
Ma passion de l’olympisme m’était venue sur le site d’Olympie, en colonie de vacances, quand j’étais étudiant. Le site est extraordinaire et j’imaginais très bien les athlètes. Aujourd’hui, je travaille beaucoup avec mes étudiants sur cette idée « d’un esprit sain dans un corps sain », c’est le vecteur éducatif des JO pour promouvoir l’éducation parfaite de l’homme.
• Pour vous, quelles sont les évolutions majeures des JO d’hiver ?
L’évolution majeure est qu’aujourd’hui on essaie d’aller vers la parité hommes-femmes. L’hiver, on y arrive davantage que pour les Jeux d’été. En termes d’activités, de disciplines, il y a parité totale.
Les femmes sont demandeuses et, dans le cheminement des compétitions internationales, elles ont acquis un niveau permettant de leur faire une place aux JO. Le saut à ski leur est ouvert depuis ceux de Sotchi (Russie) et désormais, pour toutes les nouvelles pratiques ou toute modification de pratique, la parité est nécessaire.
• Quels moments ont marqué l’histoire des Jeux d’hiver, selon vous ?
Entre les deux guerres et jusqu’aux Jeux de 1936, chaque pays organisateur a la possibilité d’organiser les jeux d’été et d’hiver. Ainsi, en 1924, il y a Paris et Chamonix, en 1932 Los Angeles et Lake Placid, en 1936 Berlin et Garmisch Parkenkirchen. En 1928, Amsterdam, qui ne disposait pas de montagnes à proximité, n’avait organisé que les Jeux d’été, ceux d’hiver avaient eu lieu à Saint-Moritz, en Suisse.
La deuxième chose qui me semble marquante, c’est la stratégie que Pierre de Coubertin a dû déployer pour faire admettre les Jeux d’hiver face aux jeux du Nord, que les pays nordiques organisaient entre eux.
Les Jeux de Grenoble, en 1968, furent un moment important aussi. On était en pleine Guerre Froide et la France devait montrer sa puissance. Autre fait marquant, pour nous, en Franche-Comté : les exploits de Sylvain Guillaume et Fabrice Guy en 1992.
• Comment se présentent les prochains JO d’hiver, à PyeongChang, qui se déroulent en Corée du Sud ?
Le site est à 40 ou 50 kilomètres de la Corée du Nord, il y a donc toujours une incertitude, mais je pense qu’il est important d’y aller. Je suis persuadé que tout va bien se passer. J’y suis allé en avril, tout est prêt, d’un modernisme incroyable et avec des facilités d’accès. L’état d’esprit des Coréens est d’accueillir le monde entier le plus correctement possible.
• Traces Ecrites News parle généralement d’économie et de vie des PME. Quels liens voyez-vous entre les Jeux et le monde économique ?
En Corée, où j’ai été reçu par l’ambassadeur de France, on pense que ces Jeux sont l’occasion de tisser des liens et de développer la francophonie. Il y a là-bas Samsung, LG, Hyundai… qui sont des leaders mondiaux. Nous sommes en Asie et ça peut être un appel d’air pour la France. Beaucoup de régions de France développent des liens avec les grands leaders.
Et puis il y aura Paris en 2024. Ce seront les premiers Jeux organisés sous l’agenda olympique 2020, avec l’obligation de laisser un héritage pour la jeunesse, des structures qui resteront. Nous allons vers une “écologisation” des pratiques. Le Centre de droit et d’économie du sport de Limoges, qui avait réalisé une estimation très crédible des retombées économiques de l’Euro 2016, a évalué celles de Paris 2024 à 10,7 milliards d’€ et à 250.000 emplois créés.
La presse bisontine n°191Rédigé le Dimanche 1 octobre 2017
La presse bisontine n°191
Maître de conférences, ancien sportif de haut niveau, le Bisontin Éric Monnin publie un ouvrage abondamment illustré où il décrit chaque olympiade.
Préfacé par Thomas Bach (président du Comité international olyrnpique) et Jacques Rogge (président d'honneur),le livre d'Eric Monnin "De Chamonix à Pyeong Chang" retrace I'histoire des premiers J.O. d'hiver (1924 à Chamonix) aux prochains à Pyeong Chang, en Corée-du-Sud.
Maître de conférences à l'Université de Franche-Comté, docteur en sociologie, agrégé d'éducation physique et sportive, Éric Monnin publie un ouvrage qui fait revivre une page de l'histoire des sports d'hiver, de I'Antiquité à nos jours, et des Jeux olympiques d'hiver. En rappelant le contexte historique, en mettant l'accent sur les victoires ou les records légendaires, mais aussi en précisant les enjeux des compétitions, le bonheur ou le désarroi des athlètes, le Bisontin décrit chaque olympiade dars toute sa richesse humaine et sportive.
Abondamment illustré de documents d'archives du Comité international olympique, riche dlnformations sur les participants et les résultats de toutes les olympiades, "De Chamonix à PyeongChang - Un siècle d'olympisme en hiver" est un portrait vivant, par I'image et le texte, d'un siècle d'olympisme.
L'ouwage d'Éric Monnin éclaire le cheminement historique qui a fait des Jeux olympiques d'hiver une rencontre exceptionnelle entres athlètes du monde entier.
L'Homme nouveau n°1642Rédigé le Samedi 1 juillet 2017
L'Homme nouveau n°1642
Entretien avec Jean-François Froger Magnifique ouvrage tant par sa beauté iconographique que par la richesse anthropologique, historique, spirituelle des textes proposés à la méditation, Sainte Marie-Madeleine, apôtre des Apôtres, comblera tous ses dévots. Entretien avec Jean-François Froger, co-auteur aux côtés de Jean-Michel Sanchez, de ce livre de grande qualité, qui rend justice à la place éminente occupée par Marie-Madeleine dans l’histoire du Salut.
Propos recueillis par Frédéric Chassagne
En juin 2016, le Pape a décidé de rétablir la fête à part entière de sainte Marie-Madeleine (le 22 juillet) alors que celle-ci était une simple
« mémoire ». L’apôtre des Apôtres retrouve toute sa place dans la liturgie.
Est-ce cet évènement qui vous a conduit à publier un ouvrage consacré à cette figure singulière ? Jean-François Froger : L’ouvrage a plutôt trouvé son couronnement dans cet évènement ; le manuscrit était achevé à ce moment et l’inspiration qui en a été l’origine se trouve ainsi enchâssée dans l’acte liturgique de l’Église, ce qui fut une grande joie pour nous. Comme Marie-Madeleine est aussi patronne de Provence, Jean-Michel Sanchez en raconte l’histoire et le culte et commente une abondante iconographie.
Lors de la première onction chez le pharisien Simon, Marie-Madeleine est présentée comme un exemple de la déchéance à l’état pur. Elle fut touchée par la « pureté transverbérante de Jésus » et « sept démons » ont été expulsés de son corps. De quoi Marie-Madeleine pécheresse est-elle le signe ? >> Comme tous les personnages de la Révélation, Marie-Madeleine est à la fois un personnage historique et une « figure » prophétique. Elle réalise ce qu’elle est en montrant un paradigme exemplaire pour les siècles. C’est le modèle du plus grand amour jaillissant de la gratitude de l’âme sauvée, purifiée et ennoblie par l’immersion dans la pureté du Verbe incarné. La plupart des âmes tièdes se corrompent dans le « lac d’ingratitude » dont parle sainte Marie-Madeleine de Pazzi ; l’âme ardente de sa patronne montre au contraire la régénération dans l’océan de la gratitude.
Vous soulignez l’importance de la « spécificité féminine » à propos de Marthe et Marie. De quoi s’agit-il ? >> Les deux soeurs sont inséparables, avec leur frère Lazare ; elles ont un rôle très important parce qu’elles reçoivent Jésus, l’une en son « intérieur », aux deux sens du mot, l’autre en son intimité la plus profonde, au point où conscience et secret de l’âme se conjoignent. Ces deux modes de réception sont indissociables.
On ne peut concevoir un accueil du Verbe sans leur concomitance ; même s’il semble qu’il y a une « division du travail », en fait l’un n’est possible qu’en harmonie avec l’autre. Bien loin d’opposer Marthe et Marie, Jésus les unit en corrigeant l’amour actif de l’une par l’amour contemplatif de l’autre. La « figure féminine » est l’emblème de la réception des dons de la grâce. Jésus donne beaucoup à beaucoup et peu en reçoivent beaucoup, à cause de leur ingratitude.
Après la résurrection de Lazare, lors de la seconde onction à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, vous indiquez que ce parfum répandu sur Jésus, à deux jours de la Pâque, est une occasion de révélation. Laquelle ? >> Il faut longuement méditer et nouer entre eux tous les fils de la révélation de la Personne de Jésus pour atteindre cet acmé où l’amour de la femme passe son intelligence mais que l’intelligence de Jésus compénètre, à cause de leur union d’esprit. Ainsi l’onction sur la tête signifie prophétiquement l’instauration de Jésus, après sa mort et sa Résurrection, dans sa fonction de grand-prêtre éternel, lui qui n’était « pas même prêtre » (cf. He 8, 4) !
Dans le chapitre que vous consacrez à Marie-Madeleine au Calvaire, c’est le cardinal de Bérulle qui vous sert de guide spirituel. Pourquoi ce choix ? >> Je recommande vivement la lecture des Élévations du cardinal de Bérulle ! J’aurais voulu pouvoir citer son oeuvre entière tant elle est perspicace, profonde et respectueuse du miracle d’amour qui unit les âmes de Jésus et de Marie-Madeleine.
Si les saints étaient capables d’être jaloux, ils le seraient tous de
cette union mystique accomplie et nous, nous serions jaloux de Bérulle dont la langue et l’élan spirituel sont propres à réveiller de la tiédeur nos piétés endormies
Après sa découverte du tombeau vide, Marie-Madeleine devient l’apôtre des Apôtres. Au-delà de l’évidence de la mort, elle fait découvrir aux Onze la réalité du corps spirituel de Jésus ressuscité. Quelle est précisément cette réalité ?
>> C’est la chose la plus difficile à concevoir et donc à décrire ! La transformation du corps de Jésus est telle que ses plus proches ne le reconnaissent pas. C’est que cette reconnaissance exige d’eux-mêmes une transformation de leur intelligence, comme l’a bien dit saint Augustin : « Jésus a voulu qu’on crût en lui, c’est-à-dire qu’on le touchât spirituellement, parce que lui-même et son Père ne sont qu’un. D’une certaine façon, le Christ monte vers son Père par les sens intimes de celui qui progresse jusqu’à le reconnaître égal au Père » (citation faite par Thomas d’Aquin dans la Somme théologique, 3a, q.55, a.6). Le corps humain de Jésus est divinisé tout comme son âme humaine dans le mouvement figuré par l’Ascension : Il « siège à la droite de Père ». Il en résulte une liberté entière de se manifester sous les formes qui conviennent à son amour et à notre salut ; dans un morceau de pain et une goutte de vin par exemple lors des rituels qu’Il a lui-même institués. Mais de beaucoup d’autres manières qu’Il lui plaît d’inventer dans son oeuvre continuelle de salut du monde.
Vous évoquez la médiation de Marie-Madeleine comme nécessaire entre Jésus et ses Apôtres. Pouvez-vous éclairer ce point ? >> Cette médiation justifie le titre d’« apôtre des Apôtres » que Marie-Madeleine recevra comme envoyée aux envoyés ! Les Apôtres sont les disciples choisis et formés spécialement par Jésus pour transmettre son enseignement dans son intégrité ; il a fallu trois ans d’intense formation, par l’exemple et les paroles, pour qu’ils fussent capables non seulement d’admettre et de comprendre mais aussi de transmettre la nouveauté de son enseignement.
Mais il est un point que Jésus ne pouvait enseigner, sinon par des actes prophétiques que les disciples ne comprirent qu’après la Résurrection, comme le rapporte saint Jean : « “Détruisez ce Temple et moi en trois jours je le relèverai.” (…) Or lui voulait parler du sanctuaire de son corps. Quand donc Il fut relevé de la maison des morts, ses disciples se souvinrent de ce qu’Il avait dit et ils crurent aux Écritures et à la parole que Jésus avait dite » (Jn 2, 19-22). Son corps ressuscité est donc le nouveau sanctuaire relevant l’ancien qui devait être détruit. Or le Temple est le lieu unique de la présence divine où l’adoration de l’unique Dieu Créateur peut s’accomplir ; le détruire équivaut à l’apostasie la plus complète, ce serait une annihilation impensable que seule l’époque moderne saura produire. Le corps de Jésus ressuscité, intouchable, invisible, assis à la droite de Dieu est le véritable Temple non fait de main d’homme, où le culte est enfin parfait grâce au ministère du grand-prêtre unique et éternel. Cela les Apôtres ne pouvaient le comprendre sur-le-champ, il a fallu Marie-Madeleine et bientôt saint Paul et saint Jean, révélant ce grand mystère de la fin des temps. En effet, l’épître aux Hébreux de saint Paul et l’Apocalypse de saint Jean sont la mise en forme de la révélation infuse à l’amour mystique de Marie-Madeleine, soignant prophétiquement Jésus grand-prêtre, avant sa mort.
Pourquoi une femme pour faire cela, et pourquoi cette femme-là ? Parce qu’il faut réparer la vocation médiatrice de la femme dans la nature humaine souillée et quasi abolie dans le mystère de la faute d’Ève. Ève fut médiatrice entre le serpent et Adam, or elle était « construite» pour révéler la nécessité de la révélation dans l’usage juste de l’intelligence rationnelle. Ève écoute la parole transgressive du serpent et joue son rôle de transmission de la parole de révélation, oubliant la parole de Dieu. Marie Madeleine est la Femme régénérée jouant de nouveau le rôle d’Ève, mais cette fois-ci auprès de celui qui fut comme « le serpent élevé dans le désert par Moïse ».
Après avoir été libérée de la luxure qui est le signe extérieur de l’idolâtrie, Marie-Madeleine est, selon vous, guérie d’une autre idolâtrie qui est propre au culte de la transcendance absolue de Dieu. Qu’entendez-vous par cette affirmation ? >> La prostitution consiste à échanger les signes de l’amour donnés par le corps contre des signes de l’échange donnés par l’autorité monétaire.
Confondre amour et échange, c’est évidemment confondre Dieu et l’Argent. De même l’idolâtrie échange les signes d’adoration de l’Amour contre les signes de soumission à une autorité intellectuelle.
Marie-Madeleine est guérie de cette prostitution à un baal philosophique, car elle a touché le Verbe de Vie dans sa visibilité terrestre et vu l’égal du Père dans le corps ressuscité. Le mystère de l’Incarnation dément la construction philosophique de la transcendance absolue de Dieu, Lui, l’Emmanuel, le « Dieu avec nous » ayant assumé une nature humaine. C’est en fait l’idée d’« absolu » qui est le secret empêchement à croire que l’incarnation de la divinité soit possible et raisonnable et plus tard, lorsqu’on aura fait dans le fidéisme l’impasse sur le problème de la raison, on sera encore plus empêché de croire en la fin ultime du salut à savoir la déification de l’âme. L’absolu ne supporte pas le partage ni la participation ni la relation ! C’est l’Un de Platon, de Plotin, de Mahomet ou même de l’ultime Brahman.
Cette secrète idolâtrie empêche d’entrer dans le mystère de la Sainte Trinité.
Or pour penser à Dieu, il faut prendre les chemins qu’Il a lui-même donnés à l’homme : la Trinité est première et révèle son unité. Mais les philosophes prétendent penser d’abord l’Un qui est à proprement parler impensable en tant que premier terme : ils n’ont pas reçu la Révélation de Moïse. Si on pense l’Un, on ne peut que poser la « substance» comme premier terme de tout discours sur l’être et potentiellement les confondre. Cette philosophie conduit pas à pas, au long des sièsiècles,à l’apostasie de la négation de Dieu et de l’homme que nous récoltons aujourd’hui comme son fruit corrompu et corrupteur. Chez un philosophe comme Martin Heidegger, l’homme achève sa course dans la mort, étant le « Sein zum Tode » (l’« être-vers-la-mort ») à la fin d’une expérience complète d’une vie insensée. L’Écriture enseigne tout autre chose : l’homme est pour la Vie, Jésus vient pour redonner la Vie, en plénitude par la connaissance du vrai Dieu (Jn 17) tel qu’il l’affirme dans sa prière grand-sacerdotale (au dire de sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix). On doit donc penser en premier la Relation. Et toute la Révélation montre que cette Relation est Amour Trinitaire, donatrice de tout bien, qui crée pour se rendre participable, sans échange, sans argent, gratuitement, engendrant un amour de ratitude réceptacle de tous ses dons.
Ne faut-il pas supporter comme Marie-Madeleine : « un martyre d’amour qui en sa rigueur surpasse les faveurs qu’elle a reçues au monde par la présence et possession qu’elle avait de Jésus, qui était sa vie, son tout et son unique amour. » (Card. de Bérulle, Élévation X) ?
Merci à L'Homme nouveau de nous avoir autorisé à reproduire leur article.
Les gastronomes Pierre-Brice Lebrun et Philippe Caizergues livrent les secrets de la pomme de terre et de la frite.
(...)
Si les lecteurs assidus de Pierre-Brice Lebrun sont coutumiers de bains prolongés dans une friture hautement humoristique, les néophytes auront droit à leur première plongée dans l'univers de cet écrivain gastronome, empêcheur de déguster en rond. Auteur d'une cinquantaine de livres, Pierre-Brice Lebrun a bousculé l'univers éditorial, notamment avec son « Petit traité de la boulette », un best-seller vendu à plus de 12000 exemplaires.
Une plume gourmande.
Andouillette de Troyes, saucisse de Montbéliard, pois chiches, pâtes, rien ne résiste à la plume gourmande du natif de Liège, qui dans sa belgitude cultivée, s'attaque à la pomme de terre. Titulaire d'un diplôme de frituriste, passé maître dans la double cuisson dans deux graisses différentes, il confie : « J'ai développé avec
ce tubercule une intimité quasi-nuptiale ».
Entre les nourritures terrestres et celles de l'esprit, Pierre-Brice a choisi les deux. Ce petit traité fait saliver et donne faim de connaissances puisqu'une multitude de ressources documentaires, historiques et anecdotiques, fruit de cinq ans de recherches, jalonnent l'ouvrage.(...)
Belge ou française, cuite à l'huile végétale ou au saindoux de bœuf, paille ou allumette, variétés de pomme de terre... L'auteur livre ici un un ouvrage plein d'humour et de sérieux enrichi d'une soixantaine de recettes.
« Je suis belge, de coeur et d’origine, les frites font partie de mon ADN. » Voilà, on sait tout de Pierre-Brice Lebrun, Liégeois, que « rien ne rend plus triste et déprimé que des frites molles, grasses et fadasses ». Il livre ici toute une série de recettes, de la tourte aux épluchures à la Poutine d’Acadie, en passant par les fricadelles ou le gratin dauphinois. Le tout entrecoupé de textes, souvent drôles, sur Monsieur Parmentier, l’amitié entre la saucisse et la pomme de terre, l’importance culturelle de la frite dans ce royaume qui peut fonctionner sans roi (quand il est en thalasso), sans gouvernement mais pas sans frites, ou sur le sexe du tubercule. Vision dérangeante de l’accouplement entre une pomme de terre mâle et une femelle. Savoureux.
L'origine du nom CalvadosRédigé le Samedi 1 avril 2017
L'origine du nom Calvados
Atin de satisfaire votre intérêt pour la langue gauloise, je vous invite à vous procurer chez Adverbum à Gap, le livre de M. Pierre Gastal «Nos racines celtiques, du gaulois au français» qui vous révèle ses secrets. Vous prendrez comme moi, beaucoup de plaisir à lire ce fruit de vingt ans d'un labeur passionné qui foisonne d'informations. L'auteur y explique les transformations qu'ont connues les racines gauloises parfois déformées par des ignorants, mais qui sont restées dans notre français, dissimulées sous des maquillages que seuls les linguistes chevronnés sont capables de débusquer et de nous révéler. Merci à eux !
Arts et métiers du LivreRédigé le Mercredi 1 mars 2017
Arts et métiers du Livre
Le dernier tome de l' Histoire de l'écrtture typogrophique s'ouvre sur une grande revolution technique survenue au lendemain de la Seconde Guerre mondiale : la photocomposition. Plus besoin d'assembler des centaines de milliers de caractères de plomb, que ce soit à la main ou à la machine !
Dans la Lumitype présentee en 1949, les caractères sont stockés sous forme de négatifs sur un disque rotatif a mouvement constant. Double avantage : la composition du texte est six fois plus rapide et il est possible de varier styles et corps des caractères.
Peu après, la lettre transfert facilite la diffusion des créations graphiques, les machines a écrire se modernisent et l'informatique naissante exige des adaptations. Jusque-là, décrit Jacques André dans son introduction, la technique cloisonnait trois grands domaines d'expression, quI vont desormais converger : le labeur, la communication graphique, les affaires. A grand renfort d'illustrations, ces volumes séduiront les amateurs d'histoire de la typographie et du dessin de caractères.
Le particulier pratiqueRédigé le Mercredi 1 mars 2017
Le particulier pratique
Notre spécialiste de la frite vous donne des conseils dans Le Particulier Pratique pour avoir la bonne frite dans le burger de vos rêves !
Le Particulier Pratique : Comment obtient-on de bonnes frites?
Pierre-Brice Lebrun : Selon la recette traditionnelle belge (bientôt au Patrimoine culturel de l'Unesco), les frites doivent subir une 1 cuisson de 5 à 6 min entre 160 et 180 °C dans du blanc de boeuf [sorte de saindoux de boeuf, Ndlr]. Cela cuit la chair et la rend moelleuse. La 2de, de 5 à 6 min dans une huile d'arachide à 160-170 °C, les dore et les rend croustillantes. Entre les 2, étalez les pendant 20 min sur une grille pour égoutter la graisse. Il faut donc 2 friteuses. Si vous n'en avez qu'une, optez pour une cuisson à 170°C pendant 7 a 8 min dans une huile d'arachide.
Le Particulier Pratique : Quelles pommes de terre vaut-il mieux choisir?
Pierre-Brice Lebrun : Des variétés à chair ferme (bintje, manon, charlotte...). Après les avoir épluchées, trempez-les dans l'eau au moins 1/4 d'heure pour ôter l'amidon, qui entraîne la création d'acrylamide (nocif pour la santé) à haute température. Coupez-les assez grosses pour réduire leur surface de contact avec l'huile. Et séchez-les, sinon elles seront crues a coeur et dures a l'extérieur. La réaction de Maillard (l'évaporation de l'eau de l'intérieur de la pomme de terre), qui laisse un coeur tendre et forme une croûte sur l'extérieur, serait empêchée. C'est pour cela que les frites surgelées, pleines d'eau, ne sont jamais bonnes.
Le Particulier Pratique : À quoi reconnaît-on de mauvaises frites ?
Pierre-Brice Lebrun : Quand elles sont régulières: elles sont probablement surgelées. Une odeur de friture signe une huile trop chaude, indispensable pour cuire des frites surgelées. Les frites brunâtres sont susceptibles de contenir trop d'acrylamide ou d'avoir eté faites dans une huile trop vieille(et dégradée). Enfin, si elles ne brillent pas, c'est qu'elles ne sont pas assez grasses : elles n'auront aucune saveur.
À travers le xx• siècle, en deux volumes, Histoire de l'écriture typographique invite le lecteur à examiner l'histoire des caractères d'imprimerie à travers une multitude de rèalisations graphiques. Les graphistes sont mis à l'honneur dans cet ouvrage s'adressant aux aficionados de la typographie mais aussi aux amateurs souhaitant parfaire leur culture.
Arts et métiers du LivreRédigé le Mercredi 1 mars 2017
Arts et métiers du Livre
Les quatre précédents volumes de l'Histoire de l'écriture typographique retraçaient l'évolution des caractères d'imprimerie de Gutenberg au XIXe siècle. Mais pour comprendre les dessous de l'écriture typographique actuelle, il manquait encore quelques jalons déterminants, posés entre 1900 et 2000. Cette période charnière fait l'objet de l'ouvrage final, décliné en deux tomes. Le premier s'intéresse au début du XXe siècle, l'une des époques les plus mouvementées de l'histoire de la typographie, souligne Alan Marshall dans la préface.Tumultueux mélange de ruptures et de continuité, elle commence au lendemain de l'introduction des composeuses mécaniques et s'achève à la veille de la photocomposition. Entre les deux, existe un foisonnement de mutations.
En parallèle de l'ecnture «à lire», se développe une écriture « à voir » avec la propagande de la Grande Guerre, l'effervescence publicitaire et les affiches Art déco. De même que le typographe est apparu pour graver la lettre, le graphiste s'impose pour la dessiner.
Une découverte exhaustive des graminées comestibles, graines de diverses espèces, céréales et pseudocéréales, à partir de différents points de vue : historique, religieux, politique, botanique, agronomique et gastronomique.
Ce Petit traité de la pomme de terre et de la frite est un cri qui vient de l’intérieur, une véritable preuve d’amour qui lui permet d’assumer pleinement sa belgicalité : illustré d’une soixantaine de recettes (de pommes de terre), il remet Parmentier à la place insignifiante qui est la sienne, et fait sur l’invention de la frite, et surtout de la frite belge, des révélations fracassantes qui ne vont pas plaire à tout le monde (Pierre-Brice Lebrun vit d’ailleurs depuis sa sortie sous protection policière).
LES SOCIÉTÉS occidentales sont malades d’un manque de Dieu. Les philosophes des XVIIIe et XIXe siècles nous ont conduits au « village global »
oublieux de la Croix : recul et mépris généralisé de l’homme ; le christianisme est en chute libre, occasion rêvée pour l’islam de refaire surface sur nos terres où il rencontre peu de résistances, physique, intellectuelle, morale.
Didier Brenot nous montre comment l’utilisation du Coran, la richesse des pays musulmans en pétrole, la drogue offrent des moyens pour faciliter l’expansion de l’islam dont la fraction extrémiste prend le relais et du marxisme et du tiers-mondialisme en se posant en « religion des pauvres » dans laquelle l’Occident sensible ne voit pas la pénétration de
l’oumma.
Puis l’auteur juxtapose islam et christianisme, Allah et Dieu Trinité pour en souligner les nuances et oppositions avec des citations de part et d’autres,
éclairantes. Après ces observations au plan spirituel des deux courants il en arrive à leur traduction sur l’homme pour aboutir à ce constat : « Avec une telle morale, les islamistes sont aux antipodes du christianisme.»
L’originalité et l’intérêt de cet ouvrage est qu’il est écrit sans passion, sans excès ; Didier Brenot, catholique convaincu, fait davantage oeuvre scientifique tout en écrivant dans une langue parfaite. Le caractère
apaisant de ses démonstrations donne peut-être plus de force à son livre.
En cela, il est un complément nécessaire à plusieurs autres titres écrits récemment sur ce sujet et nous le conseillons à nos lecteurs.
Même si vous n'offrez qu'un tome sur les deux de cette Histoire de l'écriture typographique, le destinataire de ce cadeau aura entre les mains une étude exhaustive de l'art typographique au XXe siècle, une période de ruptures et de modernité. Qui plus est, ce beau livre à l'iconographie évidemment foisonnante rassemble des sommités du design et de la typographie.
Et si vous en avez les moyens, les Éditions Atelier Perrousseaux proposent l'intégralité de l'Histoire de l'écriture typographie en coffret édition limitée.
Tout, tout, tout, vous saurez tout sur la pomme de terre,
La ronde, la longue, la grosse et la toute fine,
la bien dure et la farineuse…
Tout, vous saurez vraiment tout de la pomme de terre grâce à Pierre-Brice Lebrun qui signe un « Petit traité de la pomme de terre et de la frite » aussi érudit que gourmand, bourré d’anecdotes, de chansons populaires et de recettes, écrit d’une plume alerte et gaie.
Notre bon Parmentier est remis à sa place et justice est rendue aux Espagnols qui sont les premiers à avoir réellement introduit la reine des tubercules en Europe. Un détour par l’Irlande – l’autre pays de la patate- s’impose et nous vaut la découverte de quelques recettes typiques comme le Dublin Coddle.
Pierre-Brice Lebrun est belge (il serait plus juste de dire que la Gourmandise est sa véritable patrie), ce qui explique son attachement viscéral à la frite dont vous découvrirez que « la première cuisson surprend la frite, la seconde la terrorise : elle la terrorisera d’autant plus que la frite sera détendue, et prise par surprise ». Évidemment vous aurez aussi le droit à différentes recettes de mayonnaise – une frite belge sans mayonnaise est une frite désespérée – ainsi qu’à la visite des meilleurs frikots du royaume.
A l’époque du léger, du bio, du fit, et pour tout de dire de l’ennuyeux, précipitez-vous sur ce traité jovial et roboratif avec ses soixante recettes, simples et précises, pas chères et savoureuses. Un livre d’histoire(s) autant qu’un livre de cuisine écrit par un gourmand pour les gourmands !
Créée par Yves Perrousseaux, la collection « Histoire de l’écriture typographique » s’enrichit d’un cinquième volume avec ce tome I traitant de la première moitié du XXe siècle (nous parlerons du tome II dans un prochain numéro de Caractère). La collection a pour objectif de retracer l’histoire des caractères d’imprimerie, de leur fabrication, de leurs usages ainsi que de leur implication dans la culture écrite occidentale. De 1900 à 1950, les caractères en plomb ont connu leur apogée en termes de qualité de fabrication, avant de disparaitre définitivement dans la seconde moitié du siècle. Le livre fait ainsi le point sur la gravure de poinçons et la frappe de matrices. Mais, en parallèle, la typographie se modernise avec les machines à composer Linotype et Monotype.
Et les fonderies du monde entier – et elles sont nom breuses à l’époque – s’emploient à produire des caractères pour ces machines. Des caractères d’abord traditionnels (Garamond, Cochin, Baskerville, etc.) puis plus modernes (de Mendoza, Excoffon, puis Frutiger). Le maître mot de ce demi-siècle étant la lisibilité. Le XXe siècle est aussi le siècle où la lettre s’ouvre au public, c’est-à-dire qu’elle va devenir une composante de la création graphique à travers les affiches, les enseignes, les magazines, etc.
Et donc objet d’étude dans les mouvements tels que les Arts nouveaux, le Bauhaus ou l’Art Déco. Enfin, cet ouvrage est ponctué de « pauses » hors chronologie, consacrées aux lettres à pochoirs, à l’imprimeur Louis Jou et aux historiens de la typographie.
" Les éditions Adverbum (Atelier Perrousseaux Éditeur) ont préparé le cadeau idéal pour les amateurs de graphisme et de belles lettres : un coffret de 7 ouvrages rédigés par une quinzaine de spécialistes, sous la direction de Jacques André, pour reconstituer une Histoire de l’écriture typographique au XXe siècle. La parution de ce coffret s'accompagne d'une journée d'études à l'École des chartes le 7 décembre prochain. "
(...)
Les sept volumes de la collection ont été réunis dans un magnifique coffret et cet ensemble précieux, riche de plus de 3 000 illustrations, dédié aux enseignants, aux étudiants, aux professionnels mais aussi à tous les amateurs de la lettre imprimée, nous donne à voir la typographie dans tous ses aspects et saura à coup sûr aiguiser les curiosités et servir de base à de nouvelles explorations et de futures métamorphoses.
Comme l’indique le titre, l’auteur Frédéric Brigaud nous explique les raisons pour lesquelles il faut améliorer, entretenir et tonifier notre posture. Le but est de réapproprier notre corps et d’être en meilleure santé physique. L’auteur commence l’ouvrage par la définition du terme de posture et comment celle-ci est impactée par nos actions quotidiennes (dont les pratiques sportives font partie aussi). Il continue dans un 2ème chapitre, Frédéric Brigaud nous expose les principes de fonctionnement de notre corps sous forme d’interconnexion avec notamment les notions d’ancrages et de chaînes musculaires. Dans un 3ème chapitre, l’auteur nous précise comment agir sur le geste et la posture à travers une méthode simple lié au mouvement des bras. Le 4ème chapitre est consacré à l’aspect pratique pour améliorer sa posture avec des exercices à exécuter avec une balle lesté (ou une bouteille d’eau de poids variable). Les exercices peuvent être effectué en statique et évoluent en dynamique (stepper, marche sur place, course…). Le chapitre suivant est lié au précédent dans le sens où il se focalise sur les différentes séquences possibles avec les modalités d’exécution des exercices : échauffement, série, vitesse, fréquence et niveau de pratique. L’ouvrage termine par une exploration de quelques disciplines sportives pour mieux comprendre l’importance de l’interconnexion des différentes parties du corps pour être efficace dans sa pratique sportive. - See more at: http://www.sowhat-magazine.fr/ameliorer-sa-posture-du-quotidien-a-la-pratique-sportive-frederic-brigaud/?doing_wp_cron=1478378883.3730909824371337890625#tabgarb=tab1
Cet ouvrage pédagogique de Frédéric Brigaud, ostéopathe DO, et consultant en biomécanique humaine, répond à toutes ces interrogations et donne toutes les pistes pour tester, acquérir et développer cette nouvelle gestuelle, pour plus d’efficacité et de confort dans la course et la pratique sportive. Pédagogique et illustré d’exercices pratiques, un partenaire indispensable pour aborder cette nouvelle gestuelle.
Abondamment doté de chiffres et de tableaux ce livre ne se lit pas comme un roman. Véritable bible, tout ce qui le concerne le VTT y est traité avec précision.
Successivement on découvre :
- Les " bases de l'entraînement" dans lesquelles il est rappelé le bienfondé de certaines idées reçues telles que l'intérêt de rouler beaucoup et même de faire de la route.
- La "programmation" dans laquelle on apprend à choisir et préparer un événement en évitant certaines erreurs.
- La partie "qualités à développer" traite notamment de la préparation physique générale et spécifique du vététiste, de la musculation, du stretching et de l'électrostimulation - La partie "diététique" est riche d'un guide pour l'alimentation du vététiste avant pendant et après l'effort.
Quoique très axé sur une pratique particulièrement sportive ce vaste ouvrage est néanmoins en mesure de rendre beaucoup de services aux randonneurs à VTT.
Saviez-vous qu’il y avait plusieurs manières de courir?
Je vous propose un livre titré « la foulée avec prise d’appui avant-pied » pour les fans de la course à pied ou alors pour celles et ceux qui veulent changer leur technique de course ou tout simplement pour celles et ceux qui veulent se mettre à courir avec une technique moins contraignante pour leurs articulations.
C’est un guide comme le nom de l’ouvrage l’indique sur « la foulée avec prise d’appui avant-pied » que l’auteur Frédéric Brigaud, ostéopathe DO, nous fait découvrir. Ce livre est un outil permettant aux runneuses et runners pratiquant déjà cette technique de l’améliorer et aux coureuses et coureurs dit(e)s talon de l’adopter, mais aussi de se rendre compte de l’utilité de cette technique dans les autres pratiques sportives. On découvre tous les intérêts biomécaniques de la prise d’appui avant-pied avec notamment la réduction des ondes de choc dans tout le corps, mais pas que… !
Un chapitre est consacré à la compréhension de ce type de foulée dans lequel, l’auteur nous avertit que la technique demande une période de transition qui peut durer jusqu’à trois ans.
Un autre chapitre, quant à lui, est orienté sur l’apprentissage de la technique en alliant la course en intérieur et en extérieure.
Dans un chapitre suivant, l’auteur propose un plan d’entraînement à la fois pour les débutants et pour les coureurs talon.
Un chapitre titré « Subtilités » met en avant tous les paramètres à prendre en compte pour progresser dans l’application de cette technique avec des conseils précis de posture, etc.
Des témoignages ainsi que des questions courantes que se posent des pratiquants sont présentes en dernière partie.
« La course à pied avant-pied en descente est un mouvement technique qu’il est utile de comprendre et de travailler jusqu’à ce qu’il s’automatise. Aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est en pratiquant la marche sur un terrain plat avec une prise d’appui avant-pied que cet apprentissage sera facilité. Reste à savoir comment ! » (propos de Frédéric Brigaud)
2 compléments d’info récents vous sont donnés par l’auteur
Joggeur du dimanche ou mordu de l'asphalte, votre façon de courir peut s'améliorer. Le but : autant de plaisir, et plus de respect de votre corps!
Selon la Fédération française d'athlétisme, 20% des Français pratiquent le running. Savent-ils pourquoi ils courent ? À 58%, oui : ils veulent préserver leur santé et améliorer leur condition physique. Car ce sport est l'un des plus bénéfiques pour l'organisme. Entre autres bienfaits, il améliore les capacités cardiorespiratoires. Il affûte les membres inférieurs, galbe les fessiers, redessine les abdos ... En un mot, il resculpte notre silhouette. Et vingt minutes d'effort modéré accroissent la sécrétion d'endorphines, dites hormones du bonheur. Mais ces 9,5 millions de personnes savent-elles courir ?
UN PAS, UNE ONDE DE CHOC
Car «si l'Homme est adapté à la course à pied, courir est un geste technique qui nécessite d'être appris», rappelle Frédéric Brigaud, ostéopathe et consultant en biomécanique humaine et sportive. «En course à pied, on peut produire mille et une gestuelles, qui dépendent de l'enfance, des entraînements, des différentes disciplines sportives, des éventuels traumatismes ou pathologies ... Ce qui nous détermine, c'est notre architecture et ce que nous sommes capables de faire avec celle-ci. En raison même de notre possibilité de produire mille et une stratégies pour agir, rien ne nous détermine à courir correctement spontanément». À chaque foulée, on peut prendre appui sur le sol avec le talon, l'avant -pied ou, plus rarement, le pied à plat. L'impact sur l'organisme en dépend. «Courir étant une chute à chaque pas, mieux vaut l'amonir. La prise avant -pied va le permettre de manière efficace.»
Une preuve? Pieds nus, effectuez sur place quelques bonds (qui, spontanément, se réalisent sur l'avant-pied) en vous réceptionnant sur les talons; l'impact sera brutal. Ou allez courir pieds nus sur le goudron. Après 100 mètres, vous attaquerez le sol différemment ! Si vous réalisez ces tests en gardant la prise d'appui talon mais muni de chaussures, vous sentirez moins l'impact Cependant, «même si Je pied semble protégé, il y a toujours une onde de choc qui se pro-page dans l'ensemble de l'organisme».
QUEL APPUI ADOPTER?
«En fonction de la prise employée, vous n'utilisez pas le corps de la même façon. Avec une prise avant-pied, vous êtes déjà en posture antérieure, les talons sont légèrement décollés. Vous êtes plus réactif. À chaque foulée, vous amortissez la chute en contractant le mollet, sollicitant davantage la cheville. En contrôlant la descente du talon jusqu'à ce qu'il effleure le sol, la décélération comme les contraintes que l'on applique au corps sont plus faibles. Cependant, avec une prise d'appui talon, si la force de réaction au sol équivaut à 2,2 fois le poids de votre corps, l'avant-pied ne supporte que 1,8 fois ce poids puisque le talon aura amorti une certaine quantité de cette force. Si vous êtes sur l'avant-pied, c'est 100% de la réaction au sol qui est supportée: 2,2 fois le poids du corps. Les contraintes sont supérieures. Prenez aussi conscience que, en passant d'une technique à l'autre, il faut laisser le temps à l'organisme de s'adapter. Sinon, vous aurez mal.»
LE MIROIR DES POTENTIELS
C'est chez soi et pieds nus qu'on améliore sa gestuelle. «Face à un miroir, vous pourrez vous concentrer sur la qualité de la prise d'appui, la descente du talon, et donc travailler l'amortissement. Vous conrrôlerez la hauteur des épaules ou le balancement des bras, et que la prise d'appui est semblable à droite et à gauche, ou que vous descendez te talon correctement. Quand vous aurez développé sensations et perceptions, vous saurez que mettre en œuvre une fois dehors.» Et donnez à vorre corps le temps de se renforcer. «Si vous couriez d'habitude à 12 kmfh, passez à 5. Et, pendant 15 à 20 minutes, alternez une minute de course avant-pied et une minute de marche.» •
L’histoire de la boulette remonterait à la Haute Antiquité. Aujourd’hui populaire, le mets était autrefois réservé à ceux qui pouvaient se payer les viandes et les épices nécessaires à sa préparation. Le boulet est mentionné pour la première fois au XVIe siècle par Lancelot de Casteau, maître queux de princes-évêques de Liège, auteur d’un des premiers ouvrages de cuisine. Ce dernier parle de « boulet de poisson ». La viande apparaît sous le nom de « rondes boules ». Sa recette est restée proche des recettes actuelles. à Liège, on mélange le veau et la graisse de bœuf, les œufs, la noix de muscade, le gingembre, du sel et des herbes hachées. La sauce se compose de bouillon, de citron confit, de menthe, de marjolaine et de verjus ou de vin.
Journaliste voyageur et auteur de livres gourmands, le Liégeois Pierre-Brice Lebrun s’est intéressé de près à la boulette, lui consacrant un livre : Petit Traité de la boulette. Parisien d’adoption et épicurien reconnu, ce chevalier de la Confrérie gastronomique de l’andouillette au Layon de Saint-Georges-sur-Loire évoque, à travers des pages documentées, l’histoire de la boulette à travers les âges. Près d’une centaine de recettes de boulettes complètent l’ouvrage, prises aux quatre coins du globe. Le journaliste tient d’ailleurs un blog sur le sujet.
Extrait d'un entretien avec Fred Brigaud dans Joggeur Magazine n°15 (Oct/Nov 2015)
‘’Pronation supination… Et après ?’’ Entretien F. Brigaud
Qu’en est-il des semelles, ou des chaussures pour pronateurs, supinateurs ou coureurs universels ?
« Le pied n’est pas un bloc rigide comme on pourrait le croire. En appui avant-pied, le talon légèrement décollé, l’arche interne se creuse ou s’aplatit instantanément en fonction des dévers du terrain ou de l’orientation et de l’inclinaison de la jambe. Ce n’est pas une vue de l’esprit mais une réalité (voir aussi la vidéo http://bit.ly/1PlTlfz). La forme du pied évolue grâce au mécanisme de torsion qui unit l’avant-pied à l’arrière-pied. Ainsi, il s’allonge ou se raccourcit (d’une à deux pointures), se creuse ou s’aplatit (passant d’un pied creux à un pied plat)… De plus, en appui avant-pied, ce mécanisme de torsion déporte latéralement le talon par rapport à l’avant-pied ! Nous ne parlons pas de quelques millimètres mais de plusieurs centimètres ! Regardez la vidéo (http://bit.ly/1H3jpmA ), dans ce cas le talon se déplace dans un espace de 7 cm ! Vous comprendrez alors que la chaussure classique altère la biomécanique du pied alors que celui-ci doit pouvoir changer de forme instantanément en fonction du sol et de l’orientation ou de l’inclinaison de la jambe pour assurer un contact optimal et limiter les contraintes. Pour les semelles, montez sur un podoscope et faites évoluer l’empreinte de votre pied comme sur la vidéo puis demandez à quelle semelle cela correspond ? Par ailleurs, quid du soit disant “maintien de l’arche interne’’, puisque la forme de celle-ci évolue instantanément et n’est qu’une conséquence.» […]
Pronation ou la supination, de quoi s’agit-il ? […]
Le problème se pose-t-il dans les mêmes termes en statique, en marchant ou en courant ? Et peut-on les corriger ? […]
Pour lire la suite, vous pouvez vous procurer le numéro en suivant le lien ci-dessous :
Envie de faire vos propres affiches de films? Voici les typographies qu’il vous faut
Vous n’aurez plus aucune excuse pour rater vos montages photo.
Tout fan de cinéma a déjà songé à détourner l’affiche de son film préféré pour y ajouter son visage, ou imaginer un autre titre qui inclurait des jeux de mots souvent douteux. Seul problème, il est souvent difficile de retrouver avec exactitude le nom de la police utilisée par les graphistes en charge de l’affiche.
C’est là qu’intervient Lionel Orient Dutrieux, graphiste et monteur bruxellois. Il vient de publier chez Atelier Perrousseaux le livre Typographie et cinéma: Esthétique du texte à l'écran, dans lequel il analyse l’art de la typographie sur les affiches de films et leurs produits dérivés, ainsi que le supplément culturel qu’elle apporte au film.
Sur le site Typocine.com, il propose ainsi de retrouver le nom des polices utilisées dans quelques-uns des plus grands chefs-d’œuvre du cinéma. On apprend par exemple que le générique de 2001: l’odyssée de l’espace a été créé avec la police très connue Gill Sans, que la police de Psychose s’appelle Venus, ou encore que le lettrage de Mon Oncle, de Jacques Tati, sera impossible à reproduire tant il semble avoir été fait à la main et de manière aléatoire.
Un certain nombre de police sont payantes, mais d'autres sont très répandues, à tel point qu'il ne nous viendrait jamais à l'idée de les utiliser dans la vie de tous les jours. Donc s’il vous prend l’envie de réaliser vous-même des détournements d’affiche de films pour une occasion particulière (mariages, anniversaires, pots de départ ou tout simplement pour l’amour du lulz), voici quelques exemples avec des polices déjà disponibles sur votre ordinateur, reprenant ici des titres d’articles de Slate.fr (la suite sur Stale.fr).
Depuis la rentrée, les nouveautés dans le monde de la typo défilent et l'ouvrage 365 Typo que nous proposons s'entoure de plein de petits amis.
Deux surprises pour le prix d'une, les passionnés de typographie et du 7e art, peuvent être ravis, car Lionel Dutrieux leur a concocté un livre singulier qui offre un point de vue original sur l'apport de la forme du texte au cinéma et, pour accompagner ce travail, il a lancé Typocine.com, une base de données des typographies du grand écran, ouverte et collaborative.
Avec ce livre, l'auteur s'intéresse aux rôles et caractéristiques du flux textuel, ainsi qu'aux conditions culturelles et techniques de l'usage du texte à l'écran.
La Voix de la Haute MarneRédigé le Vendredi 2 octobre 2015
La Voix de la Haute Marne
VTT
Le livre de référence de votre porte-bagages
En quelques années, l'ouvrage sur le VTT du Haut-Marnais Jean-Paul Stéphan est devenu la référence dans cette discipline. Son titre : VTT, rouler plus vite, entraÎnement diététique, éthique.
Ce n'est pas un hasard si la Haute-Marne possède en son sein des champions de VTT. En effet, les vallons et les immenses forêts du département sont propices à la pratique de ce sport. A Thonnance-lès-Joinville, réside Jean-Paul Stéphan. Doit-on encore rappeler le palmarès exceptionnel de ce coureur, sans aucun doute le sportif haut-marnais le plus titré actuellement ? Onze fois champion de France, sept fois champion du monde master de sa discipline, le VTT cross-country.
Le jeune quinquagénaire est aussi président de l'Union cycliste Joinville Vallage (UCJV), organisateur de courses et essayeur de prototypes pour l'industriel dijonnais de cycles Lapierre. Enfin, il est professeur agrégé d'Education Physique et Sportive au collège de La Noue à saint-Dizier. Pédagogue, il partage sa riche expérience dans un livre paru en 2008. Cet ouvrage de 430 pages donne d'innombrables conseils afin de bien se préparer à la pratique du VTT. Les premières parties de l'opus expliquent les bases pour un bon entraînement : progressivité, intensité, variété et récupération. Ensuite, l'auteur développe les qualités pour devenir un bon coureur. En quatrieme partie, l'auteur insiste sur l'hygiène de vie et la diététique indispensables à la pratique de ce sport à un haut niveau. Enfin, le champion termine sur l'aspect psychologie du pratiquant de VTT.
L'homme plutôt que la performance
Le livre, souvent technique, pourrait être quelquefois rébarbatif pour le profane. Heureusement, Jean-Paul Stéphan truffe son récit d'anecdotes personnelles ou recueillies auprès d'autres coureurs. Enfin, et c'est sans doute le plus remarquable dans ce livre, son ouvrage met toujours en avant l'homme plutôt que la performance à tout prix. Ainsi, Julien Absalon, champion olympique, conclut la préface de ce livre par les mots suivants : " L'ouvrage intègre un cadre éthique clair. Je soutiens pleinement cet effort de promotion d'un cyclIsme propre et encourage tous les pratiquants à faire de ce superbe sport qu'est le VTT, un facteur d'épanouissement personnel ". Depuis sa parution, l'ouvrage de Jean-Paul Stéphan a été réédité trois fois pour atteindre le chiffre de 6000 exemplaires imprimés. Pourtant,
la couverture du livre est peu avenante et le prix est élevé, 25 €. Mais un internaute, sur un site bien connu de vente d'objets culturels, résume le livre : " C'est la bible pour les pratiquants de VTT ". De ce fait, à ce jour, peu d'auteurs hautmarnais contemporains peuvent
s'enorgueillir d'avoir conquis autant de lecteurs.
" Pour moi, ce livre vaut tous les titres ! ", conclut Jean-Paul Stéphan.
Santé sport magazineRédigé le Jeudi 1 octobre 2015
Santé sport magazine
L’importance de la part technique dans la course à pied
Se mettre à courir est chose aisée, mais courir efficacement est nettement plus complexe et plus subtile qu’il n’y parait. A courir après le temps, l’attention focalisée sur le chronomètre, on en oublie que le résultat est la conséquence de la gestuelle mise en œuvre et qu’il ne suffit pas de mettre un pied devant l’autre pour être efficace. Illusionné probablement par le fait que le corps nous permet de courir presque n’importe comment. Pour s’en rendre compte, il suffit d’observer la multitude de foulées et de postures de course que peuvent adopter les coureurs lors d’un marathon. Pourtant, lors de tels évènements, nous sommes à même de différencier d’un simple coup d’œil le coureur efficace, survolant l’asphalte, du coureur lourd donnant l’impression de s’enfoncer dans le sol à chaque foulée. La qualité de la gestuelle et la capacité à la reproduire du début à la fin de l’épreuve font ici toute la différence.
Quels sont alors les critères d’une course efficace ? Si on parcourt les magazines de running et en forçant un peu le trait, mais pas tant que cela, cela se résumerait à développer le moteur. La grande majorité de ces magazines proposent pour cela des plans d’entrainement pour courir un marathon en 4h, en 3h30, ou en 2h50… Une fois que vous avez sélectionné un temps, il ne vous reste plus qu’à choisir le nombre de semaines que vous souhaitez y consacrer : 10, 12, 14 ou 16 semaines selon vos disponibilités, à raison de 3 à 5 séances par semaine. Des séances qui se composent de footing lent ou d’allure soutenue, de fractionné, de vitesse,… qui vous permettent d’augmenter la capacité de votre ‘’moteur’’, votre VMA, votre endurance, votre vitesse… afin de courir plus vite et plus longtemps. A cela s’ajoute les conseils diététiques pour nourrir ce moteur, mais à aucun moment ne sont évoqués les aspects techniques de la course à pied. Au regard de cela nous pourrions alors nous demander s’il est utile de travailler le geste ? Le programme One More Step de Scholl a justement souhaité mettre l’accent sur l’aspect technique de la course à pied dans un souci de sport/santé
Lors d’un marathon le coureur réalise entre 26 000 et 40 000 foulées selon l’allure et la fréquence d’appui. A chaque foulée le pied est soumis à la force de réaction au sol qui représente en moyenne 2,5 fois le poids du corps pour une allure proche de 10km/h. Quelque soit la technique de prise d’appui employée, nous devons amortir cette force de réaction au sol, sans quoi elle se transforme rapidement en un impact traumatisant. La qualité de la gestuelle, son aspect technique sont alors essentiels pour gérer efficacement cette contrainte. Les différents exercices qui suivent vous donneront les moyens d’en percevoir certaines subtilités. Courir s’apprend et nécessite donc un apprentissage!
La technique de prise d’appui
Debout, de préférence pieds nus, bondissez sur place en vous réceptionnant par les talons puis par l’avant-pied et jaugez de la qualité de l’amortissement c’est-à-dire de votre capacité à gérer selon la technique de prise d’appui, talon ou avant-pied, la force de réaction au sol. Dans le premier cas cela se traduit par un impact douloureux, dans le second cas, l’amortissement est plus efficace vous permettant de prendre appui en douceur. Retenez qu’à hauteur de bond équivalent la force de réaction au sol est identique. Cependant, selon la technique de prise d’appui que vous employez, la force de réaction au sol peut devenir rapidement traumatisante pour le corps ne pouvant être gérée efficacement. Suite à ce premier test nous pouvons conclure que l’efficacité et la capacité de gestion de la force de réaction au sol sont directement liées à la technique de prise d’appui employée. S’il existe une telle différence entre ces deux techniques de prise d’appui c’est tout simplement parce que la seconde met en jeu l’articulation de la cheville et le mollet, tandis que la première les occulte. Rappelons que le mollet est un muscle puissant, volumineux et élastique.
La cadence de la foulée
Continuer à bondir sur place en employant uniquement une prise d’appui avant-pied. Augmentez progressivement la fréquence de vos bonds (cadence) en passant de 100 ppm (pas par minute) à 180 ppm avant de revenir à une fréquence de 100 ppm. Pour gérer la fréquence de bondissement utilisez un métronome http://www.metronomeonline.com/ . Calez-le sur une fréquence de 100 puis de 180 pour prendre le rythme et savoir vers quoi il vous faut tendre lors de cet exercice. Effectuez le test durant 1 à 2 minutes et relevez l’effort qu’il vous est nécessaire de produire selon la fréquence à laquelle vous bondissez. Vous devriez remarquer que l’effort à produire diminue avec l’augmentation de la fréquence d’appui car on se sert davantage de l’élasticité du système musculo-squelettique pour entretenir le mouvement. A l’inverse, à faible fréquence, il est nécessaire de relancer le mouvement après chaque prise d’appui augmentant le coût énergétique, un peu comme si vous couriez dans du sable. Le nombre de pas par minute est un aspect technique très souvent ignoré.
Des deux techniques de prise d’appui, la prise d’appui avant-pied permet de mettre en œuvre une meilleure gestion de la force de réaction au sol qui, associée à un ajustement de la fréquence d’appui, diminue la dépense énergétique en augmentant le rendement. Précisons que le fait de courir avant-pied ne signifie pas courir sur la pointe des pieds. La prise d’appui s’effectue au niveau de ce que l’on appelle l’arche antérieure qui se situe à la base des orteils (fig.1).
Le déroulement du pied
Poursuivons l’exploration de la prise d’appui avant-pied. Dans un premier temps, bondissez sur place en maintenant les talons haut puis, dans un second temps, laissez-les descendre jusqu’à ce qu’ils viennent effleurer le sol. Dans le premier cas, les tensions qui s’exercent dans les mollets sont élevées alors qu’elles diminuent fortement dès que vous laissez descendre les talons. La gestion de la descente du talon lors d’une prise d’appui avant-pied est un aspect technique parmi d’autres qui s’apprend et permet de solliciter différemment le système musculo-squelettique. La gestion de la tension au sein du système tendineux est fonction du déroulé du pied.
Technique de course
Maintenant que vous avez perçu ces différents éléments, poursuivez le test, toujours pieds nus, en courant très lentement à 3km/h. Attaquez dans un premier temps par le talon puis, dans un second temps, par l’avant-pied avec une cadence oscillant entre 160 et 180 ppm. Comme précédemment, déterminez laquelle des deux techniques assure un maximum d’amortissement, de dynamisme et un moindre effort pour un même rendu. Alternez plusieurs fois l’une et l’autre technique de prise d’appui et faites-vous une opinion.
Lors du prochain marathon auquel vous assisterez, filmez à l’aide de vos Smartphones en mode slow motion des coureurs professionnels et des coureurs amateurs puis comparez leur gestuelle. Par ailleurs, la course à pied étant un geste technique répétitif par excellence, le coureur qui veut performer se doit de reproduire une gestuelle efficace du début à la fin de l’épreuve car si elle se dégrade, la dépense énergétique augmente.
Au-delà du cardio et du chronomètre
Combien de coureurs passent du temps à travailler réellement leur technique, leur gestuelle, leur posture de course ? Nous n’avons évoqué ici que quelques aspects de la prise d’appui et nous pourrions prolonger cette réflexion en parlant du balancement des bras, du pivotement ou non du buste, de l’inclinaison du corps,… Autant d’éléments qui influencent directement l’efficacité du geste, autant d’éléments techniques qui ne sont pas pris en compte et requièrent un apprentissage. Cela n’enlève rien au charme de la course, bien au contraire ; si l’on prend conscience de ces éléments en plus de l’efficacité, c'est-à-dire d’une amélioration du rendement, la course devient un jeu où l’on agit et interagit davantage avec son corps pour plus de plaisir.
Lepape-Info.comRédigé le Mercredi 23 septembre 2015
Lepape-Info.com
A lire : La course à pied – Posture, Biomécanique, Performance
Par Clément Excoffier le 23 septembre 2015
Consultant en biomécanique humaine et ostéopathe, Frédéric Brigaud aborde dans cet ouvrage l'importance de la posture en course à pied.
Bien que sorti il y a déjà quelques années (2013) nous n’avions pas encore eu l’occasion de nous pencher sur l’ouvrage de Frédéric Brigaud « La course à pied – Posture, Biomécanique, Performance ».
Un oubli que nous rectifions aujourd’hui et avec une grande satisfaction tant ce livre regorge de conseils et d’analyses pour courir avec une posture correcte. Si vous vous lancez dans la course à pied ou que vous soyez déjà un pratiquant régulier sans jamais avoir vraiment pris le temps « d’apprendre » à courir, vous tenez là une petite bible qui vous accompagnera avant et après chaque sortie.
Tout commence par une présentation de l’organisation des jambes, illustrée par de nombreux schémas anatomiques que l’on retrouve tout au long du livre. Un préambule très détaillé mais nécessaire afin de bien cerner les enjeux du travail postural qui va suivre.
Retour ensuite sur les intérêts et avantages de la foulée avant pied, que vous pourrez détaillez si vous le souhaitez dans un de ces autres ouvrages, le Guide de la foulée avant pied.
L’auteur aborde ensuite la place du haut du corps dans la pratique de la course à pied avant de détailler des méthodes de travail et d’entrainement pour prévenir les risques d’entorses du genou et de la cheville.
« La course à pied – Posture, Biomécanique, Performance » est donc un ouvrage extrêmement complet et détaillé puisqu’il propose également tout une batterie de tests et d’exercices dans le but d’améliorer sa posture et donc ses performances.
Parfois un peu aride à lire car très factuel et scientifique, ce livre s’adresse néanmoins à tous les coureurs qui souhaitent courir « mieux » mais également aux kinésithérapeutes, médecins, osthéopathes ou podologues qui travaillent aux cotés de coureurs.
Ovale - Le meilleur du rugbyRédigé le Lundi 21 septembre 2015
Ovale - Le meilleur du rugby
Les secrets de la précision des buteurs
Le Mondial propose ce qui se fait de mieux sur la planète buteurs, avec des styles différents et des efficacités diverses. Nous profitons de l’occasion pour décrypter une phase de jeu qui intrigue toujours autant. Car si puissance, précision et régularité sont les qualités essentielles du buteur, elles n’assurent pas de reproduire, tel un métronome, un geste efficace, quelles que soient les conditions ou la distance. Le buteur doit posséder un corps et des automatismes solides, infaillibles, qui ne lui feront pas défauts. La moindre erreur peut être fatale, modifiant la trajectoire recherchée. Sur quoi repose cette précision ? Étude au coeur de ceux qui prennent leur pied…
L’ancrage de l’appui
Au terme de sa course d’élan, le joueur prend un appui décisif autour duquel il construit sa frappe. La jambe d’appui lui sert alors de tuteur, de guide et doit impérativement être stable. Si le pied glisse ou si la jambe s’effondre ou oscille sous la contrainte, ne serait-ce que légèrement, des instabilités temporaires se répercutent instantanément à l’ensemble du corps et nuisent à l’efficience du geste. Il n’y a donc rien de surprenant à ce que le joueur cherche à développer un ancrage efficace dans le sol, d’où l’importance de poser correctement le pied. L'instant qui précède l'appui, le pied encore en l’air, la jambe, vue de face, est fortement inclinée, tout comme la semelle de la chaussure qui ne se présente pas parallèle au sol Que doit-il se passer lors de la prise d’appui pour éviter toute glissade intempestive ou toute instabilité de la jambe ? La semelle doit-elle se mettre à plat pour que l’ensemble des crampons pénètre dans le sol et offre une surface d’appui maximale ? Le pied doit-il rester incliné avec un appui plus prononcé sur sa partie externe ? Le joueur, lui, arrive à pleine vitesse…
Too often career-spanning monographs of typeface designers are published only after their death, or at least when they have reached a respectable age. Not so much for Jean François Porchez, without a doubt the most prominent French type designer of his generation. Following monographs on Roger Excoffon, François Boltana, and Jean Alessandrini, Atelier Perrousseaux [Editeur] published Jean François Porchez – L’excellence typographique / The haute couture of typeface design, the first bilingual volume in their series Histoire de l’écriture typographique (History of typographic writing).
Instinct FootballRédigé le Mercredi 9 septembre 2015
Instinct Football
POURQUOI RONALDO EST- IL AUSSI RAPIDE… TECHNIQUEMENT?
Par Frédéric Brigaud
Sept - 2015 | Magazine Instinct football
Conscient des grosses échéances qui l’attendent (Championnat, Ligue des Champions, Euro), Cristiano Ronaldo a effectué un vrai travail spécifique lors de l’intersaison pour être plus rapide que jamais. Si le Portugais jouit d’un physique exceptionnel et d’une pointe de vitesse hors du commun, l’analyse biomécanique de sa gestuelle démontre surtout qu’il est un joueur unique. Décryptage.
Le corps et les mouvements ne font qu’un
Cristiano Ronaldo est un joueur talentueux, d’une efficacité redoutable, qui surpasse en rapidité et en précision ses adversaires avec une étonnante facilité. Il change de trajectoire, accélère, dribble et marque, sans perdre en fluidité. Il n’y a pas de heurt, sa gestuelle est coulée, à l’inverse de certains joueurs que l’on sent passer en force, à la limite de leurs possibilités. L’aisance déployée par le Portugais nous donne l’impression que le geste technique fait partie intégrante de lui, laissant un sentiment de symbiose. Chaque partie de son corps (bras, buste, bassin…) participe pleinement à l’action qu’il mène. En portant un regard non plus seulement sur le ballon et ses pieds, mais sur l’ensemble de son corps lors des dribbles et surtout, en occultant tout ce que l’on entend au sujet du geste technique, on s’aperçoit que l’attaquant du Real Madrid reproduit toujours à l’identique certains enchaînements avec les bras et le buste. Des enchaînements qui accompagnent le mouvement des jambes lors des dribbles. Reste à les voir et bien évidemment, les comprendre, pour commencer à les reproduire et s’assurer de leur utilité.
C’est avec le pois chiche, que je fais ma rentrée… après quelques mois de silence (pardon !), passés notamment à observer comment les pois chiches et autres merveilles végétales poussent - pour un ouvrage dont je vous parlerai plus tard.
J’adore cette légumineuse et je ne suis pas la seule. Modeste et populaire, roboratif et parfumé, le cicer arientinum a traversé les âges et les mers. Originaire du Proche-Orient, il participe à une multitude de traditions culinaires méditerranéennes ancestrales, couscous, soupes, ragoûts, salades, falafels, houmous, socca, panisses, panelles et plus encore. Plante peu exigeante, le pois chiche s’accommode bien de sols arides et caillouteux, demande peu d’entretien si ce n’est de la chaleur et de la lumière.
Mardi 1er septembre, Google a changé de logo.
Libé a alors demandé à David Rault de décrypter ce "changement de communication visuelle", et a cité son Guide pratique de choix typographique dans l'article. Extrait :
"Le logo de Google a eu droit à un relooking dévoilé mardi, visible sur la page d’accueil du moteur de recherche. Des lettres plus rondes, une police sans empattement (les petites extensions qui forment la terminaison des caractères) qui arrive moins d’un mois après la restructuration du groupe, devenu simple filiale d’une maison mère baptisée Alphabet. Nouveau logo pour une nouvelle vie ? Ce changement graphique est le plus important de ce genre pour la firme de la Silicon Valley depuis 1999 et l’adoption de ce logo à cinq lettres et quatre couleurs. L’expert en typographie David Rault, auteur du Guide pratique de choix typographique, nouvelle édition (Atelier Perrousseaux éditeur, février 2015) explique les raisons de ce changement de logo, et ce qu’implique pour une entreprise de la taille de Google une évolution de sa communication visuelle."
Voilà un bouquin sympa qui a l'énorme avantage d'être disponible en papier. Ou, tout de suite, en PDF (...et donc lisible sur un Mac ou un iPad).
Que les choses soient claires, je ne suis pas un fan des typos de Roger Excoffon pour la bonne raison que je ne les connaissais pas en détail, pas réellement séduit par leur graphie, leur architecture. Mais le gros apport d'un tel bouquin est de faire tomber tous les a priori...
C'est en discutant avec Brice You qui est un fanatique intégral de ce typographe que j'ai commencé à jeter un oeil sur ces typos. C'est Brice à nouveau qui m'avait signalé le premier livre en PDF de David Rault, Guide pratique de choix typographique (voir cette chronique sur urbanbike) qui m'a permis de mieux cerner le personnage parmi tant d'autres créateurs.
Aujourd'hui, je ne suis pas encore passé à l'acte (utiliser du Excoffon dans mes propres missions) mais, à tout le moins, je le découvre plus encore et la sortie de ce livre, Roger Excoffon, Le gentleman de la typographie, vient agréablement compléter le peu que je savais sur ce personnage.
Ce bouquin a une singularité, celle de faire parler pas mal de personnes qui l'ont connu dont Yves Perrousseaux (qui vient juste de le rejoindre pour, je leur souhaite, continuer leurs longues discussions), Robert Massin et bien d'autres.
D'ailleurs, Jean-François Porchez écrit exactement, je le confesse, ma perception d'il y a encore quelques mois...!
À mes débuts, alors étudiant, durant la fin des années 1980, les Mistral, Banco et Choc étaient dans le panier des alphabets ringards qu'il ne fallait pas employer pour autre chose que de s'amuser à reproduire la vitrine provinciale d'une boucherie, d'un boulanger ou d'un coiffeur. C'était en tout cas le message des graphistes en vue de l'époque, des professeurs de graphisme, des journalistes, etc. Pour reprendre un discours léger, mais bien rodé dans le milieu des agences et des studios de l'époque : les alphabets d'Excoffon n'étaient pas modernes.
C'est tout l'intérêt du livre de David Rault, remettre dans son jus, son époque le travail de cet autodidacte, le restituer et nous le faire découvrir...
Bref, je ne vais pas en dire plus.
Si vous êtes graphiste, ce second opus de David Rault doit impérativement rejoindre son Guide pratique de choix typographique -- que vous avez, rassurez-moi, à portée de clavier ou de main...!
Seul petit point auquel on s'habitue très vite, le livre est en anglais et français et il vous faudra parfois sauter une page pour poursuivre votre lecture...
Ecrit par une kInésithérapeute et une psychomotricienne, cet ouvrage d'anatomle en rapport avec le mouvement" montre comment le bassin de la femme bouge et se transforme, notamment lors de l'accouchement, en fonction des positions et des mouvements (mouvements du rachis et des membres Inférieurs en particulier) (1)
Les premiers chapitres font cheminer le lecteur pas à pas dans la compréhension de l'anatomie du bassin, statique et en mouvement Les nombreux dessins anatomiques du bassin sont souvent replaces par "transparence" sur le dessin du corps de la femme, ce qui permet d'intégrer d une façon concrète les notions exposées Dans les chapitres suivants, les auteures intègrent la descente du fœtus dans le bassin, puis l'analyse des diverses positions d'accouchement. Enfin, les différents mouvements que la femme peut effectuer pendant le travail et l'accouchement sont envisagés, avec la description de leurs conséquences sur le bassin. Des propositions concrètes de postures sont présentées, sans néanmoins être dogmatiques.
Tout au long de cet ouvrage, les illustrations, principalement des dessins réalises par l'une des deux auteures, sont claires et précises. Des propositions pratiques afin de repérer les éléments d anatomie sur soi-même, les imaginer ou expérimenter l'effet de positions sur la configuration du bassin, sont ajoutées a maintes reprises. Un Index des mots utilisés renvoyant a leur définition est placé en fin d'ouvrage, suivi d'une page de bibliographie.
Cet ouvrage précis et facile à lire peut être utile aux professionnels de la naissance. Ils peuvent aussi mieux comprendre et expliquer l'anatomie en rapport avec les mouvements du bassin, dont les notions sont difficiles a bien percevoir Les futurs parents peuvent aussi y trouver des conseils et des Informations pour mieux connaître le corps de la femme et mieux se préparer à l'accouchement.
Question Parents
Cet ouvrage aborde toutes les aspects, physiologiques et pratiques du chant prénatal. Il en explique le pourquoi et le comment, à chaque étape de la grossesse. Les ateliers de chant prénatal proposent des exercices originaux basés sur la voix et la respiration qui permettent aux femmes enceintes de s'approprier pleinement de leur grossesse et cet événement majeur et unique qu'est l'accouchement.
Graphos (blog)
Les éditions Atelier Perrousseaux, qui nous ont déjà gratifiés de deux superbes volumes d’une Histoire Typographique qui est devenu un ouvrage de référence incontournable sur le sujet, viennent de faire paraître un nouvel ouvrage sur un sujet fort peu traité par les historiens de la typographie, j’ai nommé la « lettre française d'art de main » ou « lettre façon d'écriture », plus connue sous le nom de « lettre de civilité ». À la frontière de la typographie et de la calligraphie, ces lettres sont calquées sur une des cursives de l’époque et servaient à imprimer notamment des manuels éducatifs. On les composait dans ce caractère bien particulier en se disant qu’il était plus facilement lisible à l’âge où l’on apprend à lire et à écrire justement cette cursive scolaire. En dehors de l’ardu problème typographique qui consiste à rendre par des rectangles de plomb toutes les subtilités d’une cursive avec ligatures, trait continu et caetera, ces lettres sont très esthétiques et loin, dans leurs formes, des caractères romains et italiques auxquels une typographie plus classique nous a habitués et plus proches d'une cursive gothique que nous étudierons bientôt chez Graphos.
Découvrez donc dans cet ouvrage les liens qui ont perduré tardivement entre typographie et calligraphie, les influences réciproques (si, si) entre ces deux modes de production du texte écrit, cela vous donnera bien des idées et des modèles desquels vous inspirer pour calligraphier ce caractère un peu oublié du corpus calligraphique habituel. Les nombreuses illustrations sont accompagnées d’un texte remarquable de Rémi Jimenes qui met parfaitement en valeur à la fois la naissance, l'évolution et l’utilisation typographique de ce caractère mais aussi les influences de et sur la calligraphie de cette cursive, bien loin des modes d'inspirations qu’y puiseront plus tard Hermann Zapf ou Alan Blackman.
Bref, pour une fois un ouvrage qui met en lumière les nombreuses interrelations entre typographie et calligraphie et une bien belle source d’inspiration pour nous autres scribes.
>[Sylvie Litté]
La sortie du beau livre de Rémi Jimenes sur les caractères de civilité était attendue avec impatience par de nombreux bibliophiles. Il vient heureusement compléter la série d’ouvrages d’Yves Perrousseaux sur l’histoire de la typographie.
La tâche était ambitieuse, aucun ouvrage en langue française de cette ampleur n’avait encore couvert le sujet, un comble pour un art typiquement français !
Sa lecture est un vrai plaisir ; on y apprend des tas de choses sur les « lettres françaises d’art de main », des origines à ses développements successifs (je dirais même ses mutations) jusqu’au XIXe siècle. On savait le style de ces caractères dérivé des écritures de chancellerie. Une nostalgie de copiste, pourriez-vous penser, que nenni ! Il s’agissait, au contraire, d’une volonté délibérée des humanistes de la Renaissance de « faire moderne » et d’affirmer la grâce et le caractère (c’est le cas de le dire !) des lettres françaises sur les italiennes.
Si Geoffroy Tory, le précurseur, défend la langue française, qui n’a rien à envier en beauté à la latine, c’est pourtant aux caractères romains qu’il s’attache à fixer les justes proportions. Il avait bien envisagé de traiter en parallèle des lettres françaises: « Si j’eusse pu trouver mention par écrit de nos susdites lettres de forme et bâtardes … je les eusse mis en ordre selon leur due proportion ». Et oui, seulement, il ne risquait pas d’en trouver en 1529, le bougre, puisque c’est Robert Granjon, en 1557, qui, le premier, publia un ouvrage en cursive gothique !
A l’origine de toute typographie il y a une écriture manuscrite que le graveur prend pour modèle, le style italique de Griffo des éditions aldines cherchait aussi à se rapprocher de l’art inimitable de la main. Mais les caractères de civilité se rapprochent plus fidèlement encore de la souplesse des lettres cursives ; à l’origine, ce sont des variantes de la gothique bâtarde (ce qui est plutôt paradoxale car l’écriture gothique n’était plus à la mode depuis quelques décennies, au point que Pétrarque écrivait déjà qu’elle avait été inventée pour autre chose que pour être lue !). Ensuite, il faut un modèle, les Maitres d’écriture royaux sont de bons candidats ; Pierre Habert, calligraphe et valet de chambre du Roi, a pu inspirer Granjon, tandis que Pierre Hamon, calligraphe réputé, a inspiré Philippe Danfrie.
Il faut avoir l’œil exercé pour distinguer tel type à tel autre, mais comme les autres ouvrages de la série, celui-ci est très pédagogique et il vous donne l’inventaire des différents types, comme ceux de Granjon, par exemple : les capitales, les bas de casse, les ligatures, les finales. Voilà l’art de main décodé !
Cette nouvelle typographie sera contrefaite malgré le privilège dont bénéficie Granjon pour 10 ans, et se diffusera rapidement, en France mais aussi à l’étranger, notamment dans les pays du Nord. Pourtant, le caractère de civilité ne parviendra jamais à supplanter les lettres romaines. Il est d’un usage plus difficile pour l’imprimeur, et le crénage des types les rend fragiles à la presse.
Ce que le livre de Rémi Jimenes montre bien c’est la fortune en dent de scie de cette typographie. A la mode de 1560 à 1620, elle disparait presque complètement au XVIIe siècle, pour revenir en force au début du XVIIIe siècle. Seule exception confirmant la règle, le météore Pierre Moreau, qui invente une nouvelle typographie tirée des arts de la main, selon une démarche proche de celle de Robert Granjon. Mais il appartient à la corporation des Maitres-écrivains et non à celle des imprimeurs et son expérience sera vite brisée par ces derniers.
Le gothique cursif s’offre donc un come back tonitruant dans les années 1730 grâce à Jean Baptiste de la Salle, le fondateur des Ecoles Chrétiennes, qui publie en 1703 Les Règles de la Bienséance et de la Civilité Chrétienne. Cette fois le pli est pris, il deviendra difficile ensuite de publier un livre de civilité qui ne soit pas composé avec ces caractères, sauf bien plus tard, lorsque les éditeurs ne verront plus de motifs à suivre un style que plus personne n’utilise et ne lit facilement. C’est l’âge d’or de la civilité, plus de 200 ouvrages ont été comptabilisés entre 1703 et 1863 !
Les lettres sages et bien alignées de Granjon et de ses suiveurs étaient principalement réservées aux textes officiels, aux ordonnances, privilèges et autres épitres dédicatoires, mais le Gothic Revival de la période suivante touchera surtout les éditions populaires et la production de colportage : mauvais papier, souvent manipulés par les enfants, reliures modestes (si on excepte le maroquin bleu de Duru pour l’exemplaire du Baron Pichon des Règles de la Bienséance !). Ces manuels faisaient coup double, celui d’enseigner les règles de savoir-vivre en même temps que l’écriture manuscrite. L’ouvrage montre bien les cousinages entre la typographie de civilité et les manuels de calligraphie destinés à enseigner l’art de bien former les lettres, la ronde et la bâtarde.
On regrette juste que cette partie consacrée aux productions proprement calligraphiques des Maitres-écrivains, les Louis Senault, les Honoré-Sébastien Roillet, etc, ne soit pas plus développée. Sans doute par ce que leurs ouvrages étaient plus souvent gravés que typographiés.
A la fin de l’ouvrage un appendice donne un inventaire utile des principales éditions de livres scolaires rédigés avec des caractères de civilité, depuis les Règles de la Bienséance de JB de la Salle, pour qui voudrait commencer une collection de ces impressions pittoresques.
Impossible de traiter sur une seule page, fut-elle internet, de toute la richesse du livre de Rémi Jimenes, Le mieux reste de le lire. Bon, je vous laisse, et j’y retourne…
Il est bien trop rare que les éditeurs modernes –entendons, les éditeurs d’aujourd'hui– accordent suffisamment d’importance à la «mise en livre» des manuscrits qui leur sont confiés. Pourtant, les travaux d’histoire du livre montrent bien non seulement que le texte ne saurait exister seul, mais que le livre en tant qu’objet apporte au lecteur, par les dispositifs matériels qu’il met en œuvre, bien autre chose que le seul texte. «Mettre en livre» avec compétence et élégance un livre qui traite précisément d’un aspect de la «mise en livre», à savoir l’histoire du caractère typographiques, est tout particulièrement bien venu.
On ne peut par conséquent qu’être reconnaissant à l’éditeur Atelier Perrousseaux de l’ouvrage que Rémi Jimenes a consacré aux Caractères de civilité d’avoir réussi à nous offrir un livre dont l’élégance formelle se combine avec un contenu textuel de qualité. L’étude de la typographie et des caractères reste trop peu développée en France, et encore mal intégrée aux travaux d’histoire générale du livre –une exception remarquable étant bien évidemment celle du Musée de l’imprimerie dirigé par Alan Marshall à Lyon. L’exposition d’Écouen sur Geoffroy Tory et son Champfleury constitue aussi, en ce moment même, une excellente occasion d’approcher ce domaine.
Rémi Jimenes, doctorant au CESR de Tours, définit les caractères de civilité, alias lettre française d’art de main, comme « une typographie gothique reproduisant l’écriture cursive qu’employaient les hommes de plume français au milieu du XVIe siècle » (p. 10). Histoire et civilisation du livre donnera de cet élégant volume un compte rendu circonstancié, mais le sommaire que nous publions ci-dessous donne une bonne image d’un contenu présenté à la manière d’une pièce de théâtre classique.
Les diverses éditions des Jeux Olympiques d'hiver ont été le décor privilégié de nombreux athlètes pour inscrire leurs plus belles performances dans la légende du sport hivernal. C'est ce que nous rappelle ici Eric Monnin, professeur français d'éducation physique à l'Université technologique de Belfort-Montbéliard et ancien champion de judo, au fil des chapitres de son histoire des Jeux Olympiques d'hiver. Il décrit la place essentielle de cette compétition sur la scène sportive internationale, de la première édition tenue en 1924 à Chamonix jusqu'à nos jours. Tout en privilégiant une approche historique, l'auteur n'en néglige pas pour autant l'aspect émotionnel indissociable à la compréhension de toute compétition sportive. En effet, les pages vous font vivre le bonheur et le désarroi des athlètes au cours des diverses éditions des Jeux. Richement documenté par des images d'archives du Comité International Olympique, De Chamonix à Vancouver: un siècle d'Olympisme d'hiver est une lecture qui s'adresse aux curieux, mais également aux passionnés souhaitant parfaire leurs connaissances des sports et des Jeux Olympiques d'hiver.
Article paru dans Le Point n°2009 du 17 mars 2011 !
Aricle dans la revue Plume mars-mai 2011
Madame Vigot-Lagandré présentée par le journal l'Indépendant ! Honneur aussi aux légumes !
Article de "La Marseillaise"
Le Pays de Forcalquier-Montagne de Lure est ancré dans l'histoire de la typographie. Le village de Lurs y accueille «Les Rencontres Internationales de Lure», créées en 1952 par MaximilienVox et, plus récemment, la Communauté de Communes a été labellisée «Pays du Livre et de l'écriture», dans le but de fédérer les professionnels du livre et de leur donner les moyens d'exercer leur activité. Après avoir habité Forcalquier, YvesPerrousseaux est maintenant installé à Reillanne: «Actuellement à la retraite, j'occupe mon temps, avec un plaisir certain,à réaliser une Histoire de l'écriture typographique, en plusieurs tomes, de Gutenberg ou 20' siècle». Le Bas-Alpin explique qu'«une telle démarche n'avait pas été réalisée depuis les travaux de FrancisThibaudeau au début des années 1920. Je veux transmettre, d'une façon didactique, ce patrimoine culturel mal connu, en France du moins,qui a fixé à travers les époques,les modes et l'évolution des techniques, la pensée de l'homme dans le livre et d'une façon plus générale dans l'imprimé». L'ensemble de cette Histoire de l'écriture typographique, en plusieurs volumes,est conçu pour proposer une vision générale et complète du sujet. C'est en quelque sorte une véritable encyclopédie de la typographie,et c'est une première dans le monde.«De gros problèmes de santé m'ont fait perdre plus de deux ans,continue YvesPerrousseaux. Mais que les lecteurs se rassurent : le troisième volume vient de paraître, le quatrième est en préparation,il sera consacré au 19e siècle...»
L'atelier Perrousseaux l'éditeur vient de s'offrir une cure de jouvence et arbore, désormais un nouveau logo, remis à jour de la première livrée créée par YvesPerrousseaux à la fin des années 1960,dans le que l'on retrouve toujours le hibou,vénérable emblème de la maison. Ce changement n'est pas uniquement cosmétique, puisqu'il préfigure la nouvelle ligne éditoriale de Perrousseaux pour 2011. En effet,outre les ouvrages de typographie et de graphisme qui continuent d'être le cœur de la collection, l'année qui vient verra arriver également deux nouvelles sous-catégories au sein du catalogue: Bandes dessinées et Internet. La collection Bandes dessinées présentera des ouvrages d'analyse et de réflexion autour du 9"art, point de convergence logique des thèmes chers à l'atelier Perrousseaux (l'image et le langage) ; les deux premiers titres,Entre l'élite et la plèbe de Jean-NoelLafargue et L'espace blanc entre les cases de StéphaneDeschamps, sortiront en fin d'année 2011. L'autre nouveauté, la collection Internet, aura pour but d'éditer des ouvrages de typographie adaptés et destinés aux développeursWeb, répondant clairement à des problématique en perpétuelle évolution. Les deux premiers titres, qui traiteront de la Lisibilité de la typographie sur Internet et des Grilles & de la macro-typographie de la page Web, signés respectivement par AurélienFoutoyet et Anne-SophieFradier, seront publiés à la fin 2011.
Topoguide du corps humain
Article paru dans "Décision santé" du mois de décembre 2010
LE LIVRE DU MOIS
Comment palper le corps
Loin des traités anatomiques à la française, voici un ouvrage d'un nouveau genre. Il ne vise pas l'exhaustivité. L'objectif pédagogique est plutôt d'apprendre au lecteur à repérer, puis à palper les différentes structures. L'ensemble des viscères et organes sont donc écartés. En revanche, le lecteur est conduit peu à peu à reconnaître les différents systèmes musculaires et squelettiques.
À la manière des sentiers de randonnées, il s'agit ici d'explorer le corps humain à la manière d'un territoire inconnu. Au-delà de nombreuses astuces pédagogiques, la lecture est largement aidée par 1200 dessins. Si l'ouvrage est destiné en priorité à des ostéopathes et autres massothérapeutes, il sera utile à de nombreux soignants curieux de ces nouvelles thérapies.