

Les Jeux olympiques d'hiver de 2030 seront organisés dans les Alpes françaises. À l'instar des critiques à l'encontre des Jeux d'été de Paris 2024, les Jeux d'hiver semblent également faire l'objet de nombreuses contestations.
C'était promis, après l'immense succès populaire des Jeux de Paris 2024 qui avait surpris jusqu'à leurs adversaires, on allait enfin pouvoir renouer avec l'optimisme et l'enthousiasme des grands projets sportifs. Un an et demi plus tard, cet élan olympique semble avoir du mal à trouver le chemin des Alpes françaises qui se préparent à une nouvelle édition des Jeux d'hiver pour 2030. Les critiques des défenseurs de l'environnement, de la montagne, se font déjà entendre : il y a urgence, nous disent-ils, à mettre en œuvre la transition. Cet argumentaire rejoint d'autres critiques déplorant un manque de démocratie et de transparence dans l'organisation de ces Jeux, ainsi que leur coût. Ce débat prend une tournure politique, alors que la loi olympique indispensable à l'organisation des Jeux est en ce moment même entre les mains des députés. Les Jeux olympiques d'hiver 2030 ont-ils été bien préparés ? Comment expliquer tant de critiques ?
Pour Benoît Thomasson, le défi est grand, tant en termes d'aménagements que pour convaincre localement. Il y a un "travail de communication et de transmission des informations, et on ne peut pas nier qu'aujourd'hui, pour l'instant, l'information n'a pas été développée à son paroxysme, ça c'est certain". Il explique qu'ils ont réalisé une première consultation auprès des jeunes de La Cluzaz. Pour lui, les JO sont l'opportunité d'emmener La Clusaz dans une évolution de préservation des espaces naturels. "Le site qui ne devra pas et ne sera pas mis à la sauce JO, c'est bien les JO qui s'adapteront au site des Confins et pas l'inverse", ajoute-t-il. Eric Monin rejoint Benoît Thomasson, pour le comité olympique : "les Jeux s'adaptent à l'hôte, et l'hôte ne s'adapte pas aux Jeux". Eric Monin explique que les JO de Paris ont coûté 7 milliards, mais que d'après le Crédoc, ils auraient rapporté 3 milliards d'euros en "fierté nationale".
Pour Guillaume Desmurs, il y a une différence entre information et consultation. "Il faut avoir une gouvernance qui puisse intégrer les avis qui remontent. Ça n'existe pas dans le Cojo par exemple. Le Cojo n'a organisé aucune réunion ni d'information ni de concertation." explique-t-il. Guillaume Desmurs évoque la Convention d'Aarhus, un traité de 1998 censé garantir l'information et la participation du public en matière d'environnement, ratifié par la France en 2002.
